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Dieser Reisebericht liegt an:

Alpine Bike route-01
Alpine Bike
Scuol–Aigle
Zur Route
Alpine Bike, une aventure incroyable!

Alpine Bike, une aventure incroyable!

Mon collègue Fabou m’ayant laissé tombé, c’est donc seul avec mon Singlerider, qui porte bien son nom d’ailleurs, que je rejoins Scuol en train pour cette aventure. Plus le train se rapproche de la Basse Engadine, plus la météo s’aggrave. Brouillard et froid, ai-je bien réfléchi avant de me lancer ? Scuol-Aigle en 8 jours et en solo, ça fait peut-être bien assez…
Mardi 22 juillet 2008.

Mon collègue Fabou m’ayant laissé tombé (pour de justes raisons, soit dit en passant), c’est donc seul avec mon Singlerider, qui porte bien son nom d’ailleurs, que je rejoins Scuol en train pour cette aventure. Plus le train se rapproche de la Basse Engadine, plus la météo s’aggrave. Brouillard et froid, ai-je bien réfléchi avant de me lancer ? Scuol-Aigle en 8 jours et en solo, ça fait peut-être bien assez…
Mercredi 23 juillet 2008
Scuol-Livigno, 71 km, 2'250 m

Comme par magie, dès mon départ, le soleil pointe son nez. Mais le froid persiste ! La montée du Val S-Charl, toujours si incroyable, est vite oubliée à travers les fantastiques single trails du Pass da Costainas ! Le soleil toujours plus fort m’accompagne au travers du Val Müstair et de l’inoubliable Val Mora… Le passage en Italie se corse au-dessus du Lago di S. Giacomo, mais la descente finale sur Livigno le compense bien ! Après ces vallées où la nature est restée intacte, Livigno prend des airs de métropole touristique. Jusque là tout baigne, mais est-ce que ça va durer ? Je loge dans le même hôtel que Frischi lors des Championnats du Monde. Décidément, l’hôtel des champions ;-)
Jeudi 24 juillet 2008
Livigno-Bivio, 81 km, 2'200 m

La sortie de Livigno, bucolique, constitue un court échauffement avant la terrible montée du Pass Chaschauna. J’atteins le toit de l’Alpine Bike à 2'700 m après une lutte acharnée avec moi-même. La neige de la semaine précédente a laissé des traces… Et dire qu’un deuxième col à 2'300 m est au programme du jour… La Haute Engadine et ses lacs, toujours aussi irrésistibles, sont superbement ensoleillés. Le vent favorable repose mes jambes. Drôle de sentiment en descendant la Maloja : chaque mètre de descente devra tout soudain être compensé dans le Pass da Sett. Le Pas-de-Lona des Grisons… Pourquoi donc un fully en alu ? Un hardtail en carbone ce serait pas mal, non ? Finalement, le col est vaincu en fin d’après-midi. Je me désaltère auprès d’une fontaine : l’eau doit avoir - 8°C… Descente très rapide dans le pays des Gini… Question du jour : les Suisse-allemands savent-ils faire du VTT ? Je ne croise que des Allemands et des Autrichiens…
Vendredi 25 juillet 2008
Bivio-Safien Platz, 72 km, 2'250 m

On la rote mais on dit rien ! Je suis cuit et il reste 6 jours… Première partie sympa jusqu’à Savognin où je rejoins ensuite la route cantonale jusqu’à Tiefencastel. La traversée des gorges de Schyn est agrémentée du passage du tunnel. Le tunnel est court mais reste un sujet de discussion pour tous les aventuriers de l’Alpine Bike ☺ La montée du Glaspass se passe sous un soleil de plomb. Je bois environ 8 litres lors de cette 3e étape. La descente sur Safien Platz permet de prendre des photos aériennes du village, tellement le fossé est abrupt. Heureusement que l’hôtel est juste au bas de la descente, je serais incapable de remonter quoi que ce soit. Charmant hôtel très simple mais ô combien sympathique !
Samedi 26 juillet 2008
Safien Platz-Disentis, 92 km, 2'900 m

Ouf le soleil est encore au rendez-vous ! En selle pour une des grosses étapes de la traversée. Le Tomülpass calme les ardeurs d’entrée de jeu, mais débouche sur une fantastique descente dans le Valsertal. Je découvre ensuite le Val Lumnezia sous de gros nuages menaçants. Belle descente du côté d’Obersaxen, mais la montée finale sur Disentis me demande l’impossible avec le vent de face ! J’atteins Disentis, mais je suis rôti, comme on dit chez nous… Quatre étapes, la moitié est faite !
Dimanche 27 juillet 2008
Disentis-Meiringen, 101 km, 3'400 m

Au vu du temps automnal, la motivation chute dès les premiers coups de pédale ! Une chose est sûre : vu le plafond nuageux à 2'200 m, le Maighelspass ne me verra pas passer aujourd’hui ! J’ai donc l’immense joie de passer l’Oberalp parmi les motos… Seul soulagement : je tourne définitivement le dos au canton des Grisons, si beau, si incroyable, mais qui m’aura tant fait souffrir ☺ Descente glaciale jusqu’à Wassen. Ça va, plus que 1'500 m jusqu’à Meiringen. C’est dans la descente du Susten que je me fais la plus grosse frayeur : une voiture ne me voit pas et s’engage quelques mètres devant moi. Ma roue arrière se bloque à plus de 70 km/h. J’évite par miracle la voiture arrivant en face. Arrivé à Innertkirchen, mes jambes en tremblent toujours. Ce n’était pas mon heure. Sympathique souper avec Ruth et Werner à Meiringen.
Lundi 28 juillet 2008
Meiringen-Interlaken, 67 km, 2'900 m

Virée « carte postale » jusqu’à Grindelwald sous un soleil radieux avec un paysage à couper le souffle ! Hélas, changement de décor en direction de la Kleine Scheidegg : les nuages de plus en plus noirs et bruyants m’incitent à faire demi-tour peut avant le sommet. N’oublions pas qu’on est en montagne. Et on ne rigole pas dans la montagne ! Il me manquera la descente de Wengen, pas de quoi en faire un plat.
Mardi 29 juillet 2008
Interlaken-Saanenmöser, 94 km, 2'680 m

Grosse étape, mais avant-dernière ! La nuit pluvieuse a rendu le parcours gras, mais le soleil est de retour. Arrivé à Adelboden, un terrible orage me stoppe quelques minutes avant le retour du soleil… Superbe descente panoramique sur la Lenk avec le soleil du soir. Un troupeau de Simmental me fait de l’œil, l’air de dire « tiens-toi à carreau, là, t’es chez nous » ! Franziska, qui me rejoint en voiture, vient me chercher à Zweisimmen pour la dernière montée. J’en peux plus, j’en ai marre, il pleut, maman j’ai mal. Aigle, c’est quand-même loin…
Mercredi 30 juillet 2008
Saanenmöser-Aigle, 87 km, 2'450 m

Beau soleil pour ma dernière étape. Arrivée au Pays d’Enhaut, tiens, les gens parlent français… Ça faisait longtemps ! Terrible et longue montée depuis Les Moulins. Décidément, pas de cadeaux, même le dernier jour. Les Mosses, enfin !!! Hééee non, encore quelques montées pour atteindre Leysin. L’orage semble passer sur Villars. Est-ce que je vais atteindre Aigle après 660 km, sans même me prendre une bonne rincée ? Dernier moment de haine dans la descente finale où je manque un indicateur et descend 150 m de dénivelé trop bas dans un cul de sac !!! Je rejoins un semblant de chemin pédestre (99% de pente, le reste en précipice, comme disait l’autre). Ça glisse, j’en ai ma claque.

Après tant de souffrances, j’atteins Aigle entier mais passablement amoindri… Peut-être sous-estimé le parcours ? Ou surestimé le cycliste ? Même avec mes raccourcis, le compteur affiche près de 20'000 m de dénivelé. Néanmoins, la souffrance en vaut le coup. Les paysages laissent sans voix, et traverser son pays de cette manière représente une aventure hors du commun ! Merci encore à SuisseMobile pour la création et le balisage du parcours. Merci aussi à SwissTrails pour les logements très accueillants et le transport des bagages !
Mon collègue Fabou m’ayant laissé tombé, c’est donc seul avec mon Singlerider, qui porte bien son nom d’ailleurs, que je rejoins Scuol en train pour cette aventure. Plus le train se rapproche de la Basse Engadine, plus la météo s’aggrave. Brouillard et froid, ai-je bien réfléchi avant de me lancer ? Scuol-Aigle en 8 jours et en solo, ça fait peut-être bien assez…
Mardi 22 juillet 2008.

Mon collègue Fabou m’ayant laissé tombé (pour de justes raisons, soit dit en passant), c’est donc seul avec mon Singlerider, qui porte bien son nom d’ailleurs, que je rejoins Scuol en train pour cette aventure. Plus le train se rapproche de la Basse Engadine, plus la météo s’aggrave. Brouillard et froid, ai-je bien réfléchi avant de me lancer ? Scuol-Aigle en 8 jours et en solo, ça fait peut-être bien assez…
Mercredi 23 juillet 2008
Scuol-Livigno, 71 km, 2'250 m

Comme par magie, dès mon départ, le soleil pointe son nez. Mais le froid persiste ! La montée du Val S-Charl, toujours si incroyable, est vite oubliée à travers les fantastiques single trails du Pass da Costainas ! Le soleil toujours plus fort m’accompagne au travers du Val Müstair et de l’inoubliable Val Mora… Le passage en Italie se corse au-dessus du Lago di S. Giacomo, mais la descente finale sur Livigno le compense bien ! Après ces vallées où la nature est restée intacte, Livigno prend des airs de métropole touristique. Jusque là tout baigne, mais est-ce que ça va durer ? Je loge dans le même hôtel que Frischi lors des Championnats du Monde. Décidément, l’hôtel des champions ;-)
Jeudi 24 juillet 2008
Livigno-Bivio, 81 km, 2'200 m

La sortie de Livigno, bucolique, constitue un court échauffement avant la terrible montée du Pass Chaschauna. J’atteins le toit de l’Alpine Bike à 2'700 m après une lutte acharnée avec moi-même. La neige de la semaine précédente a laissé des traces… Et dire qu’un deuxième col à 2'300 m est au programme du jour… La Haute Engadine et ses lacs, toujours aussi irrésistibles, sont superbement ensoleillés. Le vent favorable repose mes jambes. Drôle de sentiment en descendant la Maloja : chaque mètre de descente devra tout soudain être compensé dans le Pass da Sett. Le Pas-de-Lona des Grisons… Pourquoi donc un fully en alu ? Un hardtail en carbone ce serait pas mal, non ? Finalement, le col est vaincu en fin d’après-midi. Je me désaltère auprès d’une fontaine : l’eau doit avoir - 8°C… Descente très rapide dans le pays des Gini… Question du jour : les Suisse-allemands savent-ils faire du VTT ? Je ne croise que des Allemands et des Autrichiens…
Vendredi 25 juillet 2008
Bivio-Safien Platz, 72 km, 2'250 m

On la rote mais on dit rien ! Je suis cuit et il reste 6 jours… Première partie sympa jusqu’à Savognin où je rejoins ensuite la route cantonale jusqu’à Tiefencastel. La traversée des gorges de Schyn est agrémentée du passage du tunnel. Le tunnel est court mais reste un sujet de discussion pour tous les aventuriers de l’Alpine Bike ☺ La montée du Glaspass se passe sous un soleil de plomb. Je bois environ 8 litres lors de cette 3e étape. La descente sur Safien Platz permet de prendre des photos aériennes du village, tellement le fossé est abrupt. Heureusement que l’hôtel est juste au bas de la descente, je serais incapable de remonter quoi que ce soit. Charmant hôtel très simple mais ô combien sympathique !
Samedi 26 juillet 2008
Safien Platz-Disentis, 92 km, 2'900 m

Ouf le soleil est encore au rendez-vous ! En selle pour une des grosses étapes de la traversée. Le Tomülpass calme les ardeurs d’entrée de jeu, mais débouche sur une fantastique descente dans le Valsertal. Je découvre ensuite le Val Lumnezia sous de gros nuages menaçants. Belle descente du côté d’Obersaxen, mais la montée finale sur Disentis me demande l’impossible avec le vent de face ! J’atteins Disentis, mais je suis rôti, comme on dit chez nous… Quatre étapes, la moitié est faite !
Dimanche 27 juillet 2008
Disentis-Meiringen, 101 km, 3'400 m

Au vu du temps automnal, la motivation chute dès les premiers coups de pédale ! Une chose est sûre : vu le plafond nuageux à 2'200 m, le Maighelspass ne me verra pas passer aujourd’hui ! J’ai donc l’immense joie de passer l’Oberalp parmi les motos… Seul soulagement : je tourne définitivement le dos au canton des Grisons, si beau, si incroyable, mais qui m’aura tant fait souffrir ☺ Descente glaciale jusqu’à Wassen. Ça va, plus que 1'500 m jusqu’à Meiringen. C’est dans la descente du Susten que je me fais la plus grosse frayeur : une voiture ne me voit pas et s’engage quelques mètres devant moi. Ma roue arrière se bloque à plus de 70 km/h. J’évite par miracle la voiture arrivant en face. Arrivé à Innertkirchen, mes jambes en tremblent toujours. Ce n’était pas mon heure. Sympathique souper avec Ruth et Werner à Meiringen.
Lundi 28 juillet 2008
Meiringen-Interlaken, 67 km, 2'900 m

Virée « carte postale » jusqu’à Grindelwald sous un soleil radieux avec un paysage à couper le souffle ! Hélas, changement de décor en direction de la Kleine Scheidegg : les nuages de plus en plus noirs et bruyants m’incitent à faire demi-tour peut avant le sommet. N’oublions pas qu’on est en montagne. Et on ne rigole pas dans la montagne ! Il me manquera la descente de Wengen, pas de quoi en faire un plat.
Mardi 29 juillet 2008
Interlaken-Saanenmöser, 94 km, 2'680 m

Grosse étape, mais avant-dernière ! La nuit pluvieuse a rendu le parcours gras, mais le soleil est de retour. Arrivé à Adelboden, un terrible orage me stoppe quelques minutes avant le retour du soleil… Superbe descente panoramique sur la Lenk avec le soleil du soir. Un troupeau de Simmental me fait de l’œil, l’air de dire « tiens-toi à carreau, là, t’es chez nous » ! Franziska, qui me rejoint en voiture, vient me chercher à Zweisimmen pour la dernière montée. J’en peux plus, j’en ai marre, il pleut, maman j’ai mal. Aigle, c’est quand-même loin…
Mercredi 30 juillet 2008
Saanenmöser-Aigle, 87 km, 2'450 m

Beau soleil pour ma dernière étape. Arrivée au Pays d’Enhaut, tiens, les gens parlent français… Ça faisait longtemps ! Terrible et longue montée depuis Les Moulins. Décidément, pas de cadeaux, même le dernier jour. Les Mosses, enfin !!! Hééee non, encore quelques montées pour atteindre Leysin. L’orage semble passer sur Villars. Est-ce que je vais atteindre Aigle après 660 km, sans même me prendre une bonne rincée ? Dernier moment de haine dans la descente finale où je manque un indicateur et descend 150 m de dénivelé trop bas dans un cul de sac !!! Je rejoins un semblant de chemin pédestre (99% de pente, le reste en précipice, comme disait l’autre). Ça glisse, j’en ai ma claque.

Après tant de souffrances, j’atteins Aigle entier mais passablement amoindri… Peut-être sous-estimé le parcours ? Ou surestimé le cycliste ? Même avec mes raccourcis, le compteur affiche près de 20'000 m de dénivelé. Néanmoins, la souffrance en vaut le coup. Les paysages laissent sans voix, et traverser son pays de cette manière représente une aventure hors du commun ! Merci encore à SuisseMobile pour la création et le balisage du parcours. Merci aussi à SwissTrails pour les logements très accueillants et le transport des bagages !

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